Publié le dimanche 18 janvier 2009

New York : les boîtes noires de l'Airbus confirment le choc avec des oiseaux

18 01 2009

( Agence France Presse - NEW YORK ) - La carlingue de l'Airbus A320 contraint jeudi à un amerrissage d'urgence dans l'Hudson à New York a été remontée à terre et ses boîtes noires récupérées dimanche ont confirmé l'hypothèse d'une collision en vol avec des oiseaux, qui a stoppé progressivement les deux réacteurs.

Les enquêteurs n'ont pas encore eu le temps d'examiner en détail la carlingue et les moteurs, mais les deux boîtes noires, qui enregistrent aussi bien les données du vol que les voix dans le cockpit, soutiennent la thèse d'une collision avec des oiseaux.

L'enregistrement des conversations révèle qu'"environ 90 secondes après le décollage, le commandant de bord parle d'oiseaux", a indiqué Kitty Higgins, une enquêtrice du National Transport Safety Board (NTSB), au cours d'une conférence de presse.

"Une seconde plus tard, l'enregistreur révèle un bruit d'impact et une baisse rapide du bruit des réacteurs. Le commandant note la perte de puissance dans les deux moteurs et reprend les commandes", a-t-elle ajouté.

L'autre boîte noire, qui enregistre les données de vol, montre que les deux engins sont tombés en panne simultanément.

A grande vitesse, les collisions avec des oiseaux provoquent des impacts destructeurs en particulier sur les ailettes des réacteurs.

L'hypothèse avait déjà été évoquée par le pilote, Chesley Sullenberger.

"Le pare-brise du cockpit était littéralement couvert de grands oiseaux marron foncé", a-t-il rapporté. "Simultanément, le copilote et moi-même avons entendu des grondements, puis senti l'impact, la puissance des moteurs a diminué et nous avons alors senti une odeur d'oiseaux brûlés", a-t-il ajouté.

Entamées samedi, et après avoir été reportées à plusieurs reprises, les opérations pour sortir l'appareil de l'eau ont porté leurs fruits dans la nuit de samedi à dimanche. Les équipes techniques ont réussi à dégager la carlingue des eaux agitées et partiellement glacées du fleuve.

Des courroies ont été passées autour de l'appareil immergé qui a été ensuite levé par une grue géante sur un quai de Manhattan. Il a fallu procéder lentement pour drainer l'eau à l'intérieur de l'avion. Les "boîtes noires" ont pu alors être récupérées.

Les images de la télévision locale NewYork 1 montraient le fuselage de l'appareil en un seul morceau, avec des zones endommagées sur le ventre, les ailes et près des moteurs.

Le choc s'est produit à environ 914 mètres d'altitude, alors que l'avion d'US Airways, qui venait de quitter l'aéroport de LaGuardia pour Charlotte (Caroline du nord, sud-est), était en pleine ascension.

L'amerrissage effectué de main de maître par le pilote et la rapidité des secours ont permis de sauver les 155 occupants du vol 1549.

Selon Kitty Higgins, le pilote, âgé de 57 ans, et les agents au sol ont discuté calmement des options permettant de poser l'avion.

Le pilote a indiqué qu'il ne pouvait pas atterrir à LaGuardia "parce qu'il volait +trop bas et trop lentement+" et que dans ces conditions le survol d'une zone densément habitée pouvait avoir "des conséquences catastrophiques". Quand la tour de contrôle lui a "demandé où il voulait atterrir, il a répondu: +Nous allons le faire dans l'Hudson. Et ça a été la dernière communication de l'avion+".

Les enregistrements de caméras de sécurité diffusés pour la première fois samedi montrent un amerrissage parfaitement rectiligne, une manoeuvre particulièrement délicate qui a évité que l'appareil ne se brise en deux.




Investiture de Barack Obama : C'est la fête !

18 01 2009

Le concert We are one marquait le début des festivités qui mèneront à l'assermentation de Barack Obama, mardi. L'événement gratuit a eu lieu dimanche après-midi, devant des centaines de milliers de personnes rassemblées près du Lincoln Memorial, où Martin Luther King avait prononcé son célèbre discours « I have a dream ».

Ce rêve, près de 50 ans plus tard, se matérialise en Barack Obama, le premier Noir à la tête des États-Unis, le 44e président depuis George Washington.

S'adressant brièvement à la foule avant la fin du spectacle, Barack Obama a une fois de plus rappelé les défis, notamment économiques, qui attendent les États-Unis dans un avenir rapproché. Mais n'oubliez jamais que la vraie force de caractère de notre nation n'émerge pas en des temps de confort et d'aise, mais par le bien que nous faisons lors des moments difficiles.

— Barack Obama

Il a ajouté que son plus grand espoir ne venait pas « de la pierre et du marbre qui nous entoure, mais par ce qui remplit l'espace qui m'en sépare... vous. » Selon lui, sa victoire est la preuve que « les gens qui aiment ce pays peuvent le changer ».

Les espoirs qu'incarne Obama se traduisaient déjà, samedi, par des milliers de personnes serrées dans le froid le long de la voie ferrée pour acclamer leur président désigné.

Barack Obama est arrivé à Washington en train, samedi soir, en provenance de Philadelphie. Il a lancé le coup d'envoi des festivités, dimanche, en faisant une apparition au spectacle.

En plus de Bruce Springsteen, Bono et Beyonce, Shakira, Jon Bon Jovi, Garth Brooks, Sheryl Crow, Renee Fleming, Josh Groban, Herbie Hancock, John Mellencamp, James Taylor et Stevie Wonder, entre autres, sont aussi montés sur scène.

Les acteurs Denzel Washington, Tom Hanks et Queen Latifah ainsi que le champion golfeur Tiger Woods et Martin Luther King lll ont également participé à l'événement. Ils ont évoqué des moments symboliques de l'histoire américaine.

Le spectacle sera rediffusé sur RDI dimanche soir à 19 h.

Lundi, le couple présidentiel participera à des activités de bénévolat pour célébrer la journée du service aux communautés et la mémoire de Martin Luther King. Un autre concert est prévu en soirée.

Au mois 2 millions de personnes sont attendues dans la capitale américaine mardi, pour l'assermentation de Barack Obama.

( Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters )




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

18 01 2009

Prévisions

Émises à: 15h45 HNE le dimanche 18 janvier 2009

Ce soir et cette nuit:

Neige cessant tard ce soir. Nuageux par la suite avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Poudrerie. Vents du nord-est de 40 km/h avec rafales à 60 diminuant à 20 avec rafales à 40 ce soir. Températures à la hausse pour atteindre moins 12 au cours de la nuit.

Lundi:

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Maximum moins 9.

Lundi soir et nuit:

Nuageux avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 14.

Mardi:

Alternance de soleil et de nuages avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Maximum moins 10.

Mercredi:

Neige intermittente. Minimum moins 23. Maximum moins 13.

Jeudi:

Alternance de soleil et de nuages avec 70 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 13. Maximum moins 11.




Barack Obama au milieu des stars à deux jours de son investiture

18 01 2009

( Agence France Presse - WASHINGTON ) - Barack Obama a promis dimanche de prendre à bras le corps, dès son investiture, les grands dossiers qui vont marquer le début de sa présidence, tandis qu'une constellation de stars célébrait son entrée dans l'Histoire devant des centaines de milliers d'Américains en liesse.

Récession, fermeture de Guantanamo, retrait des troupes d'Irak, renforts en Afghanistan et bien sûr crise au Proche-Orient. Celui qui sera investi mardi 44e président américain, a savouré le début des festivités menant à son investiture, avant d'entamer son mandat au coeur de l'une des pires crises économiques de l'histoire des Etats-Unis.

Vêtu d'un manteau noir, Barack Obama est apparu souriant en haut des marches du Lincoln Memorial, transformé en scène de concert rock, accompagné de son épouse Michelle, habillée d'un élégant manteau crème.

Face à eux, une foule immense et compacte occupait le Mall, la vaste pelouse qui s'étend au pied du Capitole, le siège du parlement où Barack Obama prêtera serment mardi.

"Historique!" revenait dans toutes les bouches. "Je pourrai dire à mes enfants que j'étais là", s'enthousiasme George Reinalds, un jeune pompier noir venu de Detroit (nord).

La voix de Bruce Springsteen s'est d'abord élevée au-dessus du Memorial, à l'endroit même où Martin Luther King, le leader noir assassiné, a prononcé en 1963 son fameux discours "I have a dream" ("Je fais un rêve") sur l'union des races.

Le "show" s'est poursuivi, alternant chansons et lectures de textes historiques, avec une pléiade de stars: U2, Jon Bon Jovi, Mary J. Blige, Beyoncé, Shakira...

L'acteur Tom Hawks a repris l'un des aphorismes célèbres d'Abraham Lincoln, le fossoyeur de l'esclavage dont la statue immense dominait la scène: "De même que je refuse d'être un esclave, je refuse d'être un maître. Telle est mon idée de la démocratie".

Moment fort de la fête: la reprise de l'hymne pacifiste de Bob Marley "One love" par un trio d'exception, réunissant la légende du funk Herbie Hancock, la chanteuse rock Sheryl Crow et le fondateur du groupe Black Eyed Peas, Will.I.Am.

Mais dès que les lumières des derniers bals s'éteindront mardi soir, la capitale américaine redeviendra plus studieuse avec une nouvelle administration qui a promis de se mettre immédiatement au travail.

"En premier lieu, il (Barack Obama) va rencontrer son équipe de conseillers économiques pour voir où nous en sommes pour le plan de relance et de réinvestissement", a indiqué le futur porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs sur la chaîne de télévision Fox. Il faut agir "le plus vite possible", a-t-il dit.

M. Gibbs a confirmé que le futur président allait faire une annonce sur la fermeture du camp de Guantanamo, où des centaines d'hommes arrêtés dans le cadre de la guerre contre le terrorisme ont été détenus depuis 2002.

Dès mercredi, M. Obama traitera une autre urgence en réunissant ses conseillers militaires: les deux guerres en Irak et en Afghanistan. M. Gibbs a souligné que le but était de respecter la promesse de "retirer les troupes (d'Irak...), de façon responsable et sûre, sur les 16 prochains mois".

Le nouveau président devrait aussi se prononcer rapidement sur l'interminable conflit du Moyen-Orient.

"Les événements mondiaux exigent qu'il agisse rapidement et je pense que vous allez le voir agir rapidement", a déclaré sur la chaîne ABC le principal conseiller du futur président, David Axelrod..

Selon un sondage du Washington Post, 61% des Américains se disaient confiants à la veille de l'entrée en fonctions de M. Obama.




L'assermentation d'Obama sera célébrée au Canada

18 01 2009

( Leanne Davis - La Presse Canadienne - Toronto ) - La cérémonie d'assermentation du 44e président américain, Barack Obama, qui aura lieu mardi, rassemblera les foules même au Canada.

Que ce soient dans des théâtres, des gymnases d'écoles, des églises ou des bureaux, les Canadiens célébreront partout au pays l'arrivée du prochain président comme s'il était l'un des leurs.D'autres voyageront plutôt jusqu'à Washington pour assister, aux premières loges, à ce que certains estiment être l'événement le plus important qu'ait accueilli la capitale américaine.

La Ligue des Noirs du Québec, une organisation de défense des droits de la personne, s'attend à ce qu'environ 100 personnes viennent regarder l'assermentation de M. Obama et participer aux festivités dans leur bureau du Boulevard Décarie, à Montréal.

A Toronto, les membres de l'organisation Democrats Abroad Canada se réuniront au Bloor Cinema, tandis qu'ailleurs au pays des soirées seront organisées par l'organisation dans des bars et des restaurants de Victoria, Calgary et Hamilton, mardi soir. Certains fêtards entameront même les festivités plus tôt, en Ontario, dans les villes de Waterloo et Niagara Falls, où ils se réuniront avant midi.

A l'instar de plusieurs étudiants universitaires, quatre membres de Democrats Abroad Canada, qui vivent en Colombie-Britannique, feront quant à eux le long voyage jusqu'à Washington pour être présents à l'assermentation du premier président afro-américain des Etats-Unis.

Dans les Maritimes, à Halifax, un groupe d'étudiants et de membres de la communauté se réuniront à l'Université Dalhousie, la veille du grand jour, pour discuter des effets qu'aura la victoire d'Obama sur les personnes de descendance africaine.

Puis, toujours dans la capitale néo-écossaise, l'église baptiste Cornwallis Street tiendra elle aussi, mardi, une fête en l'honneur de l'assermentation d'Obama.

A côté de la libération de prison de Nelson Mandela, l'assermentation d'Obama est un grand moment, peut-être même le plus grand moment, de l'histoire des Noirs, estime l'organisatrice de l'événement, Tina Daye-Fraser.




Des milliers de personnes envahissent Washington

18 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Bravant le froid et la grisaille, des centaines de milliers de personnes sont venues à Washington acclamer Barack Obama, avec autant de ferveur que Bono, Bruce Springsteen ou Beyoncé, qui célèbrent le premier président noir des États-Unis au pied du monument érigé à Abraham Lincoln.

Habituellement le dimanche, le centre de Washington, ses bureaux et ses bâtiments administratifs, est plutôt calme. Mais à deux jours de l'investiture de Barack Obama, la ville s'est métamorphosée et ses rues ont été envahies par les Américains et les touristes étrangers venus participer aux festivités. Le Lincoln Memorial, où Barack Obama devait prendre la parole avant le concert qui devait réunir une pléiade de stars, dans l'après-midi, est littéralement pris d'assaut par des milliers de personnes.

Un policier de la ville, pourtant habitué aux investitures présidentielles, n'en revient pas. «On fait ça tous les quatre ans, mais cette année, c'est spécial», dit-il, posté non loin de la Maison-Blanche.

«Il y a beaucoup plus de gens, de voitures, observe-t-il. C'est la première fois qu'il y a un président afro-américain et on dirait que la ville est plus excitée que les autres fois».

Une affluence qui fait les affaires des innombrables marchands à la sauvette qui ont fleuri à chaque coin de rue de la capitale, proposant la panoplie complète de l'admirateur d'Obama: badges, posters, casquettes, bonnets, écharpes...

«Cinq dollars, le tee-shirt, cinq dollars!», harangue justement une vendeuse installée en face de la Maison-Blanche. Les tee-shirts, à l'effigie du président élu et barrés de la mention «un moment historique», s'arrachent.

Jin Wook, un touriste sud-coréen, arbore fièrement le sien. «C'est mon premier voyage ici et je suis super content. Je ne suis pas Américain mais je pense que c'est un moment historique».

Historique. C'est le mot qui revient dans toutes les bouches et la raison qui pourrait expliquer le sentiment de joie et de fête qu'on peut lire sur les visages, entendre dans les rires et les conversations de tous.

Jet Belgraver est venue spécialement de Toronto, au Canada, pour assister à l'investiture. «Quand Obama a gagné, j'ai envoyé un email à un ami qui vit ici pour voir si je pouvais venir», raconte cette productrice de télévision.

«Même si ça sonne «cliché», je veux être témoin de l'Histoire. C'est un tournant pour ce pays et je veux en faire partie. Ca va être fantastique!», lance-t-elle.

George Reinalds a lui fait le chemin depuis le Detroit (Michigan, nord). «Je pourrai dire à mes enfants que j'étais là», dit-il. Obama «va redonner au pays le rang qu'il avait auparavant. Il est suffisamment fort pour gérer la situation, il va prendre des décisions difficiles. Parce qu'il est comme nous, il n'est pas riche, et il ne fait pas ce travail pour l'argent».

Devant les grilles de la Maison-Blanche, une pancarte brandie par un couple d'Américains rencontre un franc succès: «Bush est dehors. Mission accomplie», en référence à la bannière du président sorti déployée en Irak.

Tout autour de la résidence de la présidence, les préparatifs se poursuivent en vue de l'investiture, mardi. Des ouvriers terminent l'installation des gradins sur le passage du défilé, et les immeubles alentours ont été décorés avec des drapeaux américains. Même le bâtiment de la Croix-Rouge américaine arbore une grande banderole souhaitant la «bienvenue» à Barack Obama.




Crise économique : Des effets sur les habitudes de voyages

18 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - En raison du ralentissement économique, les voyageurs ontariens seront moins nombreux cet hiver à s'envoler pour les destinations soleil.

C'est du moins ce que pense Moscou Côté, vice-président de l'Association canadienne des agences de voyages.

« D'après ce qu'on entend, l'Ontario a été plus lourdement frappé que les autres régions, notamment le Québec, au niveau économique. Et par conséquent, le voyage dans le sud, toute proportion gardée, est un luxe pour plusieurs personnes », explique M. Côté.

Selon lui, la diminution du nombre de séjours au soleil restera néanmoins superficielle, car les prix ont chuté de plus de 10 %, ce qui incite les gens à se payer des vacances au chaud.

Malgré la crise économique, certaines agences, comme Flight Centre, font tout de même de bonnes ventes ces jours-ci. « On a plus de réservations cette année que l'année dernière », dit Kristina MacPherson, conseillère pour l'agence de voyages torontoise.

En 2007, près de deux millions de Canadiens et Canadiennes ont visité le Mexique ou Cuba.




Budget fédéral: les libéraux pourraient faire tomber le gouvernement

18 01 2009

( La Presse Canadienne - Ottawa ) - Le nouveau chef libéral Michael Ignatieff a accueilli ses troupes dimanche en caucus à Ottawa en brandissant la menace de faire tomber le gouvernement de Stephen Harper si le budget conservateur n'est pas à la hauteur de ses attentes.

Les députés du Parti libéral du Canada (PLC) se réunissent pendant deux jours dans la capitale fédérale en prévision de la nouvelle session parlementaire qui s'ouvrira par le dépôt d'un budget plus qu'attendu.

A l'entrée du caucus en matinée, M. Ignatieff n'a écarté aucune possibilité, y compris celle de voter contre le budget s'il ne répondait pas à trois critères: protéger les personnes vulnérables, protéger les travailleurs et créer des emplois.

Il a déploré qu'après une décennie de budgets équilibrés, le ministre des Finances, Jim Falherty, s'apprête à déposer le 27 janvier un budget déficitaire de près de 40 milliards $, selon certaines estimations.

Avant le huis clos, les députés québécois Denis Coderre et Pablo Rodriguez ont prévenu qu'il fallait d'abord voir le budget avant de présumer de la survie du gouvernement minoritaire conservateur.

Ils ont déclaré ne pas être chauds à l'idée d'une réduction généralisée des impôts pour stimuler la consommation, évoquée par M. Flaherty, mais qu'une telle mesure ne serait pas suffisante pour que les libéraux votent contre le budget.




Obama espère une trêve durable à Gaza

18 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Barack Obama espère que la trêve des combats dans la bande de Gaza sera durable, a déclaré dimanche son principal conseiller, David Axelrod, à l'avant-veille de l'investiture du 44e président des États-Unis.

«Chacun de nous espère que l'arrêt des violences va durer», a déclaré M. Axelrod, interrogé sur la chaîne de télévision CNN quelques heures après l'annonce d'une trêve par Israël, puis par le Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza. Interrogé pour savoir si M. Obama allait désigner un émissaire spécial pour le processus de paix au Proche-Orient, M. Axelrod a assuré que le futur président avait «l'intention d'engager rapidement des efforts diplomatiques intenses dans le monde entier».

«Les événements mondiaux exigent qu'il agisse rapidement et je pense que vous allez le voir agir rapidement», a déclaré le futur principal conseiller du président à la Maison-Blanche, qui a joué un rôle de premier plan dans la campagne électorale.

M. Obama aura recours aux «professionnels qui sont en place, qui sont fantastiques, et là où il le faut, à des émissaires spéciaux», a-t-il dit.

Le président élu s'est jusqu'à présent gardé de prendre position sur le conflit à Gaza, expliquant qu'il ne peut y avoir «qu'un seul président à la fois». Il a cependant promis de s'exprimer sur le sujet après son investiture mardi.

Malgré l'annonce de la trêve, deux roquettes ont été tirées dimanche après-midi de la bande de Gaza contre le sud d'Israël, sans faire de blessé.




Séisme de 6,7 dans l'archipel des Kermadec ( Nouvelle-Zélande)

18 01 2009

( 18.01.09 | 17h31 - Le Monde.fr-Paris ) - Un séisme de magnitude 6,7 a secoué les îles Kermadec, situées à 1.000 km au nord de la Nouvelle-Zélande lundi, selon l'Institut de géophysique américain (USGS).

L'épicentre de la secousse, enregistrée à 02h11 (14h11 GMT dimanche), a été localisé à 80 km au sud de l'île Raoul, la plus grande et la plus septentrionale des îles de l'archipel des Kermadec, à une profondeur de 10 km.

L'archipel est inhabité, à l'exception de l'île Raoul où se trouve une station d'observation.

L'activité sismique et volcanique est fréquente dans cette zone de la ceinture de feu, où la plaque Pacifique rencontre plusieurs autres plaques tectoniques. Ces quatre derniers mois, des secousses de 6,7, 7,3, 6,5 et 6 y ont été enregistrées.

Il y a deux ans, une personne avait été tuée sur l'île Raoul dans une coulée de boue à la suite d'une éruption volcanique consécutive à un tremblement de terre.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

18 01 2009

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le dimanche 18 janvier 2009

Aujourd'hui:

Neige et poudrerie. Accumulation de 5 cm. Vents du nord-est de 50 km/h avec rafales à 70. Maximum moins 14. Refroidissement éolien de moins 30.

Ce soir et cette nuit:

Neige intermittente et poudrerie. Accumulation de 5 cm. Vents du nord-est de 50 km/h avec rafales à 70 diminuant à 30 avec rafales à 50 ce soir puis devenant légers au cours de la nuit. Températures à la hausse pour atteindre moins 11 au cours de la nuit.

Lundi:

Faible neige intermittente cessant en fin de journée. Nuageux par la suite avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Maximum moins 9.

Mardi:

Alternance de soleil et de nuages avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 13. Maximum moins 10.

Mercredi:

Neige intermittente. Minimum moins 23. Maximum moins 13.

Jeudi:

Alternance de soleil et de nuages avec 70 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 13. Maximum moins 11.




Récession et déficits: les inquiétudes s'accroissent en Europe

18 01 2009

( Agence France-Presse - Sophie Laubie - Bruxelles ) - L'avalanche de mauvaises nouvelles pour l'économie de la zone euro devrait continuer lundi avec la publication des nouvelles perspectives de Bruxelles pour 2009 et 2010, alimentant l'inquiétude sur l'ampleur de la récession et des déficits.

La Commission européenne a avancé exceptionnellement ses prévisions économiques pour tenir compte de la crise économique qui rend caduc son précédent état des lieux.

Début novembre, Bruxelles prévoyait encore une croissance de 0,1% en 2009 dans la zone euro, puis de 0,9% en 2010.

Mais depuis, le commissaire aux Affaires économiques Joaquin Almunia a prévenu que ces prévisions seraient revues en baisse.

L'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE) prévoient désormais tous une récession en 2009.

Pour le FMI et la BCE, le recul du Produit intérieur brut devrait être de 0,5% cette année, tandis que l'OCDE anticipe une contraction de 0,6%.

«Le pire est à venir», a encore prévenu cette semaine le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria.

Les précédentes prévisions de la Commission «étaient largement trop optimistes», a reconnu de son côté vendredi à Luxembourg le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker.

«J'ai parlé à des experts qui prédisent qu'il y aura un petit retournement, à comprendre comme une amélioration de la situation, au dernier semestre 2009. L'amélioration se poursuivra tout au long de 2010 et la vraie croissance redémarrera en 2011», a-t-il ajouté.

Les ministres des Finances européens, qui se réunissent lundi et mardi à Bruxelles, feront le point de la situation économique et budgétaire des Etats, au regard de ces prévisions dégradées et des plans de relance annoncés à travers l'Europe.

Après l'accord des pays européens en décembre sur un plan de relance d'environ 200 milliards d'euros et le lancement de mesures nationales, les gouvernements révisent les uns après les autres leurs objectifs budgétaires.

L'Allemagne, qui a adopté cette semaine un deuxième plan de relance de 50 milliards d'euros sur deux ans, a annoncé que son déficit public dépasserait 4% du PIB en 2010 et que son économie devrait se contracter de 2% à 2,5% en 2009.

Le gouvernement espagnol a de son côté revu drastiquement à la baisse vendredi ses prévisions économiques.

Il table désormais sur un recul du PIB de 1,6% en 2009 et, après des années d'excédents publics, sur un déficit de 3,4% du PIB en 2008 et de 5,8% en 2009, bien au-delà de la limite de 3% fixée par le Pacte de stabilité européen.

La Commission européenne a dit qu'elle ferait preuve d'une certaine flexibilité en matière budgétaire, tout en restant dans les limites prévues par le Pacte, en raison des «circonstances exceptionnelles».

Mais le ministre tchèque des Finances Miroslav Kalousek, dont le pays préside l'UE, s'inquiète déjà de ce creusement des déficits.

«Il y a un risque que si nous ne respectons pas la discipline, nous ayons de vrais problèmes pour financer les dettes», a-t-il dit.

Le recours massif à l'emprunt pour financer les plans de relance accroît en effet à court terme l'instabilité économique de certains pays déjà fortement endettés.

La Grèce, dont la notation de la dette vient d'être dégradée par Standard and Poor's, l'Irlande, le Portugal, l'Italie ou l'Espagne, qui pourraient subir le même sort, font face à une envolée de leurs taux d'emprunt obligataires.

M. Juncker a averti cette semaine contre la fragilisation de la zone euro qu'un creusement des déficits pourrait entraîner.

«La protection que confère l'euro est directement liée à notre crédibilité à mettre en oeuvre» des «politiques macroéconomiques prudentes» et «orientées vers la pérennité de la croissance», a-t-il souligné.




Hautes-Laurentides
Une collision fait deux morts

18 01 2009

( La Presse Canadienne ) - Une tragédie routière a causé la mort de deux personnes tôt ce matin dans les Hautes-Laurentides.

Une collision frontale a impliqué une voiture et camion sur la route 117, près de Lac-des-Ecorces.

En raison de la chausée enneigée, l'automobile a possiblement dérapé pour aller happer le poids-lourd. Les deux occupants, un homme et une femme, ont été tués sur le coup.




Feu à Saguenay : Fin des recherches de la 4e victime

18 01 2009

( La Presse Canadienne ) - Les recherches pour localiser le corps de la quatrième victime d'un incendie à Saguenay ont pris fin à 6h15 ce matin, sans succès. La personne manquante a été identifiée cependant comme étant l'octogénaire Madeleine Harvey.

Les recherches étaient en cours depuis jeudi dans les décombres de la résidence pour personnes âgées Belle Génération, de l'arrondissement Chicoutimi, complètement ravagée par les flammes.

Au Service de la sécurité publique de la Ville de Saguenay, on envisage sérieusement l'hypothèse que le corps de Mme Harvey se soit complètement consumé.

Une autre victime, également une octogénaire, a été identifiée tard samedi soir par le coroner Clément Paradis. Il s'agit de Lucienne Morin, dont le corps a été extrait des décombres la veille.

Selon le capitaine Denis Boucher, de la police de Saguenay, l'ensemble des décombres ont été fouillés. Il a indiqué que les enquêteurs ont travaillé plus de 60 heures depuis jeudi dernier dans des conditions de froid extrême.

Les enquêteurs au dossier prennent donc une journée de repos, avant de reprendre le travail lundi sur les lieux de l'incendie. Ils doivent notamment se concentrer sur les indices qui permettront de déterminer les causes exactes du sinistre.

Plusieurs éléments de preuve ont déjà été recueillis. L'hypothèse la plus probable semble indiquer un trouble électrique pour expliquer l'origine du feu. Le capitaine Boucher souligne cependant qu'il reste d'autres hypothèses à vérifier.

Le drame a fait deux autres victimes. Le cadavre de Rosaire Vachon, âgé de 80 ans, a été extirpé des décombres dans la nuit de jeudi à vendredi. Une femme de 71 ans, Denise Perron, est décédée d'un arrêt cardio-respiratoire lors de son transport vers l'hôpital, jeudi.

Soixante-sept personnes âgées ont été sauvées par les secouristes lorsque l'incendie s'est déclaré, le 15 janvier dernier, dans le secteur Chicoutimi-Nord, à Saguenay.




Asermentation de Barack Obama
Une chorale du Kenya en route vers Washington

18 01 2009

( LCN avec Associated Press ) - On se prépare à l'investiture de Barack Obama même au Kenya.

Une chorale du Kenya est en route pour Washington, où elle se produira lors de la cérémonie d'assermentation du prochain président américain, mardi.

Les 24 chanteurs interpréteront des chansons traditionnelles kenyanes.

Les Kenyans sont particulièrement honorés de l'élection de Barack Obama, qui est non seulement le premier président noir des États-Unis mais aussi le premier à avoir des origines kenyanes.




Le taux de tabagisme stagne au Québec

18 01 2009

( La Presse Canadienne - Montréal ) - Après une baisse régulière de la consommation de tabac au cours des dernières années, le taux de tabagisme stagne à 22 % au Québec depuis quatre ans.

Il était passé de 30 % à 22 % au cours des cinq années précédentes. Ce constat est fait alors que débute la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac.Selon l'Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada, la prévalence du tabagisme québécois à 22 % est bien supérieure à la moyenne canadienne qui s'établit à 19 %.

Le Québec est également la province où les enfants et les adolescents sont le plus souvent exposés à la fumée secondaire à la maison.




Les 10 chantiers d'Obama

18 01 2009

( Jean-François Cliche - Le Soleil ) - (Québec) - Rarement aura-t-on vu un président américain se présenter à son assermentation accompagné d'aussi gran­des attentes. Quand, comme Barack Obama, on «incarne l'espoir», on ne manque généralement pas d'ouvrage. Alors, voyons un peu quel genre de pain le nouveau président a sur sa planche...

La crise économique

La crise économique dans laquelle sont empêtrés nos voisins - et nous aussi, de plus en plus - est souvent décrite comme la pire depuis celle des années 30. Et elle risque d'être particulièrement profonde, parce que les Américains, comme leur gouvernement, sont extrêmement endettés. «Après les années 30, les Américains avaient appris à économiser. Mais à partir des années 60 et 70, c'est la société de consommation qui a pris le dessus, alors ils sont devenus le peuple le plus endetté du monde. Aux États-Unis, les ménages ne mettent de côté que 1 % de leur revenu, alors que dans des pays comme la Chine, ça va jusqu'à 35 %», illustre Gilles Vandal, spécialiste de la politique américaine à l'Université de Sherbrooke. «Ça va être un défi majeur, poursuit-il. Il ne faudra pas seulement réformer le système financier, ça va prendre un changement de culture. On a vécu au-dessus de nos moyens pendant 30, 40 ans. Obama va devoir amener les Américains à changer.»

Vert comme les billets

Une partie de la solution aux problèmes économiques américains pourrait se trouver dans la politique environnementale.

M. Obama s'est engagé l'automne dernier à investir 150 milliards $ dans l'économie verte en 10 ans. Les cinq millions d'emplois verts que cela devrait créer seront certainement les bienvenus, mais comme le note Gilles Vandal, «une grande partie du déficit commercial des États-Unis est due aux importations de pétrole» ? encore que tous ne sont pas convaincus que cette balance commerciale soit un gros problème, notons-le. Chose certaine, selon Louis Bélanger, professeur de relations internationales à l'Université Laval, la politique environnementale américaine est sur le point d'être complètement chambardée. «Obama a une approche plus multilatérale; il propose un système de cap-and-trade sur les émissions de carbone, ce qui est tout à fait compatible avec Kyoto, ou l'après-Kyoto, dont on parle maintenant.»

Rouge comme un budget

Quand George Bush est arrivé au pouvoir, le gouvernement américain venait de boucler son dernier exercice financier avec un surplus de 236 milliards $. Huit ans et deux guerres plus tard, Barack Obama hérite d'un lourd déficit 455 milliards $ l'an dernier et un trou anticipé de 1,2 trillion $ cette année, en comptant la relance économique et d'une dette nationale qui est passée de 5,8 à 10,7 trillions $ depuis 2001. Cela fait déjà beaucoup d'encre rouge, «mais il faut voir en plus qu'Obama s'est fait élire sur un programme qui compte beaucoup d'investissements publics importants, notamment en santé et en environnement, dit Louis Bélanger. Même l'été dernier, avant que le ciel ne nous tombe sur la tête, c'était lourd à porter. C'est un problème que tout le monde semble vouloir ignorer en ce moment aux États-Unis, mais il sera intéressant de voir comment ces projets-là seront touchés.»

Le grand méchant Sam

Sous Bill Clinton, l'administration américaine avait reconnu que la mauvaise réputation des États-Unis aux yeux du monde était un problème, et des efforts avaient été faits pour redorer l'image de l'Oncle Sam avec un certain succès, d'ailleurs. Or, non seulement le règne de George Bush a-t-il anéanti ces progrès, mais il a dilapidé le capital de sympathie de Washington sans compter. D'après le Pew Global Attitude Project, un sondage international réalisé chaque année, la proportion de gens ayant une opinion favorable des États-Unis s'est littéralement écroulée de 2000 à 2008. La dégringolade la plus spectaculaire est survenue en Allemagne, où seulement 31 % des gens voyaient Washington d'un bon oeil l'an denier, contre 78 % huit ans plus tôt, juste avant que Bush ne prenne le pouvoir. Même chez leurs alliés traditionnels, les É.-U. ont perdu beaucoup de plumes de 83 % à 53 % d'opinions favorables en Grande-Bretagne, et de 52 % à un mince 12 % en Turquie. Le leadership moins unilatéral qu'annonce M. Obama devrait aider, mais celui-ci aura besoin de tout son charisme pour remonter la pente.

Guantanamo

M. Obama a promis, pendant la campagne, de fermer la prison de Guantanamo, souvent décriée comme le symbole des dérives de la lutte contre le terrorisme. La tâche ne sera pas aussi simple qu'il n'y paraît, puisqu'il faudra régler la délicate question du statut juridique des prisonniers qui sont en ce moment considérés comme des «combattants ennemis». «Ça va prendre de six à huit mois pour le faire», prévoit Gilles Vandal. Il s'agirait par ailleurs d'un bon premier pas pour rétablir la crédibilité que la Maison-Blanche a perdue. «Ce serait un symbole très fort, le signal d'un changement important dans l'administration. Ça montrerait une rupture par rapport aux années de Bush», dit M. Vandal.

La Palestine

En politique étrangère, le règlement de la question palestinienne est en quelque sorte le Saint-Graal des présidents américains : tout le monde le cherche, mais la preuve n'est pas encore faite qu'il existe.

S'il s'y attaque, M. Obama devra changer pour la peine la politique américaine des huit dernières années à l'égard d'Israël, ce qui ne sera pas une mince tâche, puisqu'elle a valu des cotes de popularité record à George Bush auprès des Israéliens. «Les gens éduqués, ici, sont conscients que Bush n'est pas une lumière (... mais) la plupart des Israéliens jugent les présidents américains sur leur soutien à Israël et, de ce point de vue, Bush a reçu les plus hautes notes. Il n'a pratiquement jamais mis de pression sur le pays», nous a écrit par courriel Zach Levey, politologue à l'Université d'Haïfa, en Israël. Obama, poursuit-il, «devra prouver que les États-Unis sont capables d'une approche balancée (...) et qu'il peut servir de pont entre les parties, en exerçant de la pression que cela s'avère nécessaire, mais aussi en montrant qu'il sait écouter».

Le libre-échange

La fameuse «intégration continentale» piétine. Les pourparlers sur la Zone de libre-échange des Amériques devaient à l'origine se terminer au plus tard en 2005, mais n'ont jamais abouti. Et «l'ALENA (l'actuel Accord de libre-échange Canada-Mexique-États-Unis) est sur la table, dans la mesure où Obama a dit plusieurs fois qu'il veut en renégocier certains aspects», dit Louis Bélanger. Fidèle aux penchants traditionnels de son parti, M. Obama s'est montré relativement protectionniste pendant la campagne, «parce qu'il devait gagner des États durement touchés par la crise économique, souligne Gordon Mace, lui aussi politologue à l'Université Laval. (...) Mais quand un candidat accède à la présidence, son regard sur le libre-échange change souvent. Le prochain Sommet des Amériques (qui aura lieu du 17 au 19 avril à Trinité-et-Tobago) devrait nous dire où il va loger». «C'est une chose qui devra être abordée par Obama, prévoit pour sa part M. Bélanger, mais je ne crois pas qu'il va en faire une grande priorité.»

La santé

Aux États-Unis, explique Louis Vandal, le gouvernement fournit une «assurance maladie» aux gens les plus défavorisés. Les autres doivent s'assurer au privé (ou s'arranger pour ne jamais être malades), mais on estime qu'entre 40 et 50 millions d'Américains ne sont ni assez riches pour se le permettre, ni assez pauvres pour bénéficier d'une aide étatique. Bien que d'autres présidents démocrates s'y soient cassé les dents avant lui, Barack Obama a promis de remédier à ce problème. «M. Obama a vu les problèmes qu'avait eus Bill Clinton en 1994, quand il avait tenté d'assurer tous les Américains. Il y avait eu une levée de boucliers de la part des compagnies d'assurances et des pharmaceutiques, et les républicains avaient repris le contrôle du Congrès aux législatives de 94. (...) Alors, ce qu'Obama veut faire, ce n'est pas une assurance étatique, mais de forcer les gens à prendre une assurance privée, en les aidant par un système de crédits d'impôt», dit M. Vandal. La résistance (corporative, du moins) devrait donc être plus faible cette fois-ci...

L'Iran

Soupçonné de travailler à la mise au point d'une arme atomique, l'Iran est un autre dossier épineux en politique internationale. Barack Obama a l'intention de montrer plus d'ouverture à son égard, mais «à part des actions très symboliques, ça n'ira probablement pas loin, juge Louis Bélanger. Le plus déterminant sera l'évolution des forces politiques en Iran même. Si Mahmoud Ahmedinejad (l'actuel président, très conservateur) reste en place, ça ne bougera pas beaucoup».

L'Irak et l'Afghanistan

Barack Obama a lié ces deux questions en s'engageant à retirer les troupes américaines de l'Irak pour en envoyer davantage en Afghanistan. Une grande inconnue de cette double opération est la survie du gouvernement irakien sans l'appui des G.I. Les plus optimistes, dit Louis Bélanger, croient que l'on sous-estime beaucoup la capacité de ce gouvernement à se prendre en main, ne serait-ce que parce que la présence américaine ne l'amène pas à le faire. Les plus pessimistes avancent au contraire que la chute de Saddam Hussein a divisé le pays en factions ethniques ou religieuses dont les conflits auront vite raison du régime.

En ce qui concerne l'Afghanistan, poursuit le politologue, «les Américains font le calcul que la situation se détériore et qu'il y a un risque sérieux que les forces talibanes regagnent du terrain. Et d'un point de vue stratégique, c'est plus sérieux que ce qui se passe en Irak». Après tout, le but recherché en Afghanistan était d'empêcher des organisations terroristes d'avoir des assises territoriales sûres...




Meurtre à Thetford Mines: un accusé au lourd passé criminel

18 01 2009

( Ian Bussières et Matthieu Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - Un résidant de 25 ans de Thetford Mines au lourd passé criminel devrait comparaître aujourd'hui ou demain afin de répondre du meurtre de Sauveur Lessard, 39 ans, qui est survenu tard vendredi soir, à Thetford Mines, sur le chemin du Mont-Granit.

Selon Richard Gagné, de la Sûreté du Québec (SQ), le suspect a été appréhendé par les policiers de Thetford Mines alors qu'il se terrait chez une connaissance, à quelques pas du lieu du crime. Il a été cueilli moins d'une heure après l'assassinat de Lessard et, depuis, il a été interrogé par les enquêteurs de la SQ.

L'homicide se serait produit au domicile ou tout juste à l'extérieur de la maison du suspect. Le corps de la victime a été retrouvé à l'extérieur de la demeure.

«Il y avait d'autres personnes dans la demeure lorsque les coups de feu ont été tirés, raconte M. Gagné. Nous avons commencé à faire la scène de crime aujourd'hui et nous allons continuer à la faire demain. Nous sommes toujours à la recherche du mobile du crime. Nous savons pour le moment que le suspect et la victime se connaissaient.»

Suspect détenu

Hier après-midi, M. Gagné ne pouvait dire si le suspect devrait comparaître aujourd'hui, au palais de justice de Thetford Mines, ou si cette première apparition devant le tribunal devrait attendre à demain. En attendant, il demeure détenu. C'est la SQ qui mène cette enquête. Elle sera assistée dans ses démarches par la police de Thetford Mines.

Le suspect a déjà écopé de peines de six mois de prison pour des accusations liées aux stupéfiants et de quatre mois de prison pour des vols par effraction depuis 2002. Il reviendra d'ailleurs devant la cour le 12 février pour une affaire de possession de marijuana.

La voisine du suspect, Irène Grégoire, connaissait sa famille depuis trois générations. «J'ai bien connu son grand-père, et son père a grandi avec mes enfants!», expliquait hier la dame.

Sur le coup, Mme Grégoire ne s'était pas rendu compte qu'un meurtre avait été commis juste à côté de chez elle. «Je n'avais pas entendu les coups de feu. Quand j'ai vu les voitures de police, je pensais qu'il y avait eu un accident.»

La dame dit toutefois ne pas être craintive malgré la violence des événements. «On ne se parle pas beaucoup et on s'occupe chacun de nos affaires. C'est toujours surprenant, un événement comme celui-là, mais c'est sa vie.»

Quant à Sauveur Lessard, il était lui aussi bien connu des policiers après avoir été trouvé coupable de voies de fait causant des lésions, de méfait, de bris d'engagement et d'accusations liées aux stupéfiants depuis 1990. Selon différentes sources très crédibles, Lessard était actif dans la région de L'Amiante dans le monde du trafic de la cocaïne. Il entretenait aussi des liens étroits avec un groupe de motards criminels bien en vue au Québec.

Malgré tout, la nouvelle de sa mort a créé toute une commotion dans sa famille. «Ça donne un choc pas ordinaire, car c'est une mort violente. C'est très triste, car le fils de Sauveur a le même âge que le mien et que ce sont deux cousins très proches. Il a fallu que j'apprenne à mes enfants que leur oncle était mort!», a commenté hier le beau-frère de la victime, Gervais Dumont.




Québec
Le voleur qui laisse des traces dans la neige !

18 01 2009

( Taïeb Moalla et Jean-Luc Lavallée - Le Journal de Québec ) - (TM et JLL) – Lorsque vous commettez un vol qualifié et que vous vous sauvez à pied en plein hiver, vous devez vous attendre à ce que la police vous retrouve rapidement à cause de vos traces sur la neige.

C’est la leçon qu’un jeune homme de Saint-Augustin-de-Desmaures a apprise à ses dépens, vendredi soir. Après avoir dérobé des cartons de cigarettes dans un Esso de Saint-Augustin, situé à l’intersection de la route Fossambault et du 3ème rang, le suspect a été rapidement retrouvé grâce à un maître-chien.

Olivier Morais-Godin, 22 ans, a comparu, hier, au palais de justice de Québec pour vol qualifié. La couronne s’est objectée à sa remise en liberté. Il reviendra en cour le vendredi 23 janvier.




Le Hamas annonce un cessez-le-feu d'une semaine

18 01 2009

( Agence France-Presse - Gaza ) - Un haut dirigeant du Hamas basé à Damas a annoncé dimanche un cessez-le-feu à Gaza et demandé à Israël de retirer ses forces du territoire palestinien d'ici une semaine.

«L'ennemi israélien a échoué à imposer ses conditions. Nous, les mouvements de la résistance palestinienne, annonçons un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et demandons que les forces de l'ennemi s'en retirent d'ici une semaine, ouvrent tous les points de passage pour laisser entrer les aides humanitaires et les produits de (première) nécessité», a dit Moussa Abou Marzouk, numéro deux du bureau politique du mouvement islamique, dans une allocution diffusée par la télévision syrienne.L'annonce du Hamas répond, à quelques heures d'intervalle, à l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu déclaré unilatéralement par Israël après 22 jours d'offensive dans la bande de Gaza qui ont fait au moins 1300 morts chez les Palestiniens et provoqué des destructions considérables.

Israël a réagi aux déclarations de M. Abou Marzouk en assurant que la trêve serait respectée si l'Etat hébreu n'était pas attaqué.

«Israël a annoncé un cessez-le-feu unilatéral de ses actions offensives contre le Hamas. Si le Hamas n'attaque pas Israël et ne provoque pas Israël, nous honorerons le cessez-le-feu», a dit à l'AFP le porte-parole du gouvernement israélien, Mark Regev.

M. Abou Marzouk a aussi affirmé que les islamistes qui contrôlent Gaza étaient ouverts à la négociation au moment où l'Egypte, notamment, poursuit une médiation entre le Hamas et Israël.

«Nous sommes prêts à accepter tous les efforts, notamment égyptiens, turcs, syriens et qataris, pour parvenir à un accord précis qui satisfasse nos demandes connues, à savoir la levée définitive du blocus, l'ouverture de tous les points de passage, notamment celui de Rafah», entre Gaza et l'Egypte, a poursuivi M. Abou Marzouk.

M. Regev a réaffirmé qu'Israël ne négocierait pas avec le Hamas qu'il considère une organisation terroriste.

«Nous ne négocions pas avec le Hamas et le Hamas n'est pas un partenaire», a-t-il dit.

Peu avant M. Abou Marzouk, un porte-parole d'un autre groupe palestinien de Gaza, le Jihad islamique, avait annoncé depuis Gaza «un cessez-le-feu des factions palestiniennes pour une semaine» afin de permettre l'ouverture des points de passage et l'entrée d'aide humanitaire dans le territoire palestinien soumis à un blocus israélien.

«Durant cette période, la résistance est prête à répondre à tous les efforts égyptiens, turcs, syriens et arabes, qui permettent un accord pour le retrait total des forces israéliennes et l'ouverture totale des points de passage», avait affirmé Daoud Chihab.

Des affrontements sporadiques entre des combattants palestiniens et l'armée israélienne ont suivi dimanche le cessez-le feu unilatéral israélien à Gaza.

Sept roquettes ont été tirées contre le sud d'Israël depuis l'entrée en vigueur de la trêve à 00H00 GMT, entraînant une riposte de l'aviation. Le Hamas avait dit dans un premier temps ne pas vouloir la respecter tant que des soldats israéliens resteraient dans la bande de Gaza.

Deux Palestiniens ont aussi été tués par des tirs israéliens dans la bande de Gaza.

A Jérusalem, M. Olmert avait qualifié de «fragile» le cessez-le-feu unilatéral.

«Nous espérons qu'en fin de compte le feu cessera. S'il continue, Tsahal répliquera. Elle est préparée et déployée pour le faire», a-t-il dit.

De son côté, Benyamin Ben Eliezer, ministre israélien des Infrastructures et membre du cabinet de sécurité, a estimé qu'«il y aura sans doute quelques incidents isolés».

«Cela prendra deux ou trois jours avant que cela s'arrête complètement, pour que le Hamas comprenne que nous sommes dans un nouveau scénario», a-t-il ajouté.




Cours d'histoire en direct

18 01 2009

( Ian Bussières - Le Soleil ) - (Québec) - Quarante-huit élèves et quatre enseignants du Collège François-Xavier-Garneau ont rendez-vous avec l'histoire mardi alors qu'ils se rendront à Washington pour assister à l'investiture du nouveau président des États-Unis, Barack Obama.

«On veut tous être là, car tout le monde sait que ce sera un moment historique quand il posera la main sur la Bible. C'est une page d'histoire qui s'écrira», affirme Étienne Cayer, qui étudie l'histoire des États-Unis dans la classe de Luc Laliberté.

L'enseignant a su transmettre sa passion pour l'histoire de nos voisins du sud à ses étudiants, de sorte que ce sont eux qui ont eu l'idée de ce périple vers la capitale américaine. «Nous avions suivi la fin des primaires, et j'avais organisé une soirée électorale le 4 novembre. C'est là que plusieurs m'ont dit que ce serait agréable d'être sur place le 20 janvier», explique M. Laliberté, qui a assisté à toutes les investitures de présidents américains depuis 15 ans.

Avec la bénédiction de la direction des études du collège, les étudiants et leurs professeurs monteront donc dans un autocar demain matin et prendront la route pour Washington.

Bain de foule et de culture

«Nous nous sommes assurés d'obtenir un permis de stationnement, car les autocars qui n'en seront pas munis n'entreront tout simplement pas dans le district de Columbia!», fait remarquer Luc Laliberté pour donner une idée de l'effet de la présence de près de trois millions de personnes dans le secteur pour cet événement.

Une fois sur place, ils seront à plus ou moins une demi-heure de marche du Capitole. Ils se sépareront alors en sous-groupes, chacun muni de téléphones cellulaires et de talkies-walkies.

«Nous ne prenons aucun risque, car il se pourrait que les cellulaires ne fonctionnent pas parce qu'il y aura trop de conversations en même temps!», signale Luc Laliberté. Ils se dirigeront ensuite vers le National Mall, où ils devraient pouvoir assister au discours d'Obama sur écran gérant.

Le groupe aura également l'occasion de s'imprégner de la culture américaine durant le voyage d'aller de même qu'au retour, puisque Luc Laliberté a préparé un véritable festival de films et de séries dans lesquels sont présentés des présidents américains. Ils tenteront aussi de visiter quelques monuments et musées de Washington et s'arrêteront à New York pour une petite virée à Times Square au retour.

Intérêt à la hausse

Une chose est certaine, Barack Obama suscite déjà beaucoup d'intérêt de la part des cégépiens, et son élection aurait même contribué à modifier de façon importante leur perception des États-Unis, selon Luc Laliberté.

«Par le passé, à chaque début d'année j'avais une partie de la classe qui était proaméricaine et une partie qui était plutôt antiaméricaine. Cette année, pour la première fois on sent majoritairement un préjugé favorable à l'endroit des États-Unis. Les jeunes voient en Obama la fin de l'ère Bush», poursuit le professeur.

«Je suis contente que les États-Unis aient opté pour le changement et l'espoir!», opine Vanessa Saint-Hilaire. Alexanne Saint-Amant avoue quant à elle que son intérêt pour les États-Unis a grandi depuis le 4 novembre. «Je n'étais pas vraiment proaméricaine, mais l'élection de Barack Obama a fait augmenter mon intérêt en raison de l'impact que ça pourra avoir au niveau international», enchaîne-t-elle.

Ceux qui seront dans la capitale américaine mardi sont toutefois conscients des défis qui attendent le président démocrate. «On peut se demander s'il pourra répondre à toutes les attentes placées en lui. Par exemple, il a promis de fermer Guantanamo, et on sait déjà que ce sera beaucoup moins facile que prévu», déclare Étienne Cayer.

Pour Luc Laliberté, les retombées de l'élection de Barack Obama sont toutefois déjà importantes. «À mon avis, c'est même plus gros que le 11 septembre 2001 comme événement historique. Il y a 40 ans seulement, l'élection d'un président noir aurait été impensable, et les États-Unis sont l'un des rares pays occidentaux à avoir franchi ce pas», conclut-il.




Vague de froid: la valse des pannes

18 01 2009

( Isabelle Houde - Le Soleil ) - (Québec) - La vague de froid qui s'est abattue sur le Québec ces derniers jours devrait s'estomper aujourd'hui, mais elle aura laissé derrière elle de nombreuses pannes : pannes d'électricité, pannes d'automobile... et même pannes de câble de démarrage.

En effet, hier, de nombreux magasins qui vendent des câbles de démarrage ont dû faire face à une pénurie de ces outils précieux en temps de froid extrême. Aux magasins Canadian Tire des Saules et de Lebourgneuf, les rayons étaient vides. «Dans notre département, un client sur cinq environ venait pour des câbles à booster», a raconté Jean-Philippe Blouin, du Canadian Tire de Lebourgneuf.

Le Wal-Mart de Beauport ne pouvait plus non plus fournir les clients aux prises avec des problèmes de démarrage. Au Wal-Mart de Lévis, seules deux paires n'avaient pas encore trouvé preneur. Au Canadian Tire de Vanier, les quelques produits encore offerts étaient de qualité inférieure, selon le gérant de la section automobile. L'inventaire des batteries d'automobile a aussi subi une importante cure d'amaigrissement dans les derniers jours, selon les détaillants contactés par Le Soleil.

Les pannes d'auto auront donné du fil à retordre aux services de dépannage. Pour l'ensemble de la province, près de 6500 appels ont été placés au CAA-Québec durant la journée. De façon exceptionnelle, l'organisme propose même de rembourser à ses membres un dépannage effectué par un remorqueur près de chez eux, moyennant une demande dans les 30 jours suivant le service reçu.

Les autos ne sont pas les seules à avoir souffert du froid. Le réseau d'Hydro-Québec a flanché à quelques endroits en région à la suite d'une surcharge. Hier matin, près de 3000 abonnés ont été privés de courant à l'île d'Orléans, à Château-Richer, à Donnacona, dans Portneuf et dans la ville de Québec.

La plupart de ces pannes ont concerné un petit nombre de personnes à la fois. Par exemple, dans la rue Turgeon, près du boulevard Langelier, une dizaine d'abonnés ont été privés de courant un bonne partie de la journée à la suite du bris d'un câble électrique.

«Avec le froid très intense et persistant des derniers jours, les équipements ont été utilisés au maximum de façon continue, ce qui a causé des bris», a expliqué Claire Trépanier, porte-parole d'Hydro-Québec.

Des techniciens de la compagnie ont été dépêchés sur les différents lieux de panne pour remplacer les fils défectueux. Selon Claire Trépanier, la situation était censée être revenue à l'ordre durant la soirée d'hier.

Par ailleurs, Hydro-Québec ne demande plus aux Québécois de réduire leur consommation d'électricité. La fin de semaine, les activités industrielles sont au ralenti, ce qui décharge le réseau électrique, a expliqué Claire Trépanier.

Moins froid, mais neigeux

Bonne nouvelle, l'épisode de froid intense devrait se terminer aujourd'hui, laissant place à un peu de neige. Environnement Canada prévoit pour Québec une accumulation de 5 cm et de la poudrerie avec des rafales de vent pouvant aller jusqu'à 50 km/h. Les températures devraient être stables autour de - 12 °C.

Selon le site d'Environnement Canada, le mercure est de nouveau descendu à - 34 °C vers 3h, hier, égalant ainsi la température enregistrée dans la nuit de vendredi.




Une usine de Leclerc part en fumée

18 01 2009

( Matthieu Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - Un violent incendie a complètement détruit un bâtiment des entreprises Biscuits Leclerc, dans le parc industriel de Saint- Augustin-de-Desmaures, dans la nuit de vendredi à hier. Selon les renseignements obtenus des pompiers par le président des Biscuits Leclerc, Jean Leclerc, le brasier aurait été provoqué par un équipement de chauffage qui aurait surchauffé en raison du temps sibérien qui règne sur Québec depuis plusieurs jours.

Le service d'incendie de Québec a reçu un appel aux alentours de 2h30 pour intervenir dans la rue de Rotterdam, après qu'un employé qui travaille dans l'usine de production de Biscuits Leclerc a vu des flammes sortir du bâtiment voisin. La bâtisse touchée par le feu contient les installations de Leclerc Robotique, une division de l'entreprise familiale qui a comme premier objectif de créer des équipements de production plus efficaces et rapides pour les six usines de la compagnie. Des réparations étaient aussi effectuées dans ce bâtiment sur des appareils de production défectueux.

Malgré toute la bonne volonté des pompiers, ceux-ci n'ont pas été en mesure de sauver l'usine, qui serait une perte totale de 500 000 $, selon M. Leclerc. Une soixantaine de sapeurs se sont rendus sur place pour combattre l'incendie, qui a donné beaucoup de fils à retordre aux pompiers.

«Il faisait tellement froid, et les pompiers se fatiguaient beaucoup plus vite», raconte Réjean Martel, chef aux opérations au service des incendies de Québec. Les gars étaient remplacés après deux heures de travail, au lieu de quatre heures, comme c'est le cas normalement. Nous avons dû travailler en dépit de quatre bris de camion. Vraiment, ce feu nous a donné beaucoup de travail.»

Selon M. Martel, les pompiers ont déclaré le brasier maîtrisé aux alentours de 15h, hier après-midi.

Joint au téléphone, le président des entreprises Biscuits Leclerc, Jean Leclerc, était bien sûr déçu de la triste nouvelle. Une dizaine de personnes travaillent normalement chez Leclerc Robotique.

La production se poursuit

«Cette mauvaise nouvelle ne nous empêchera pas de continuer nos opérations dans nos six usines de production, souligne M. Leclerc. Le feu chez Leclerc Robotique fera en sorte que nous devrons repousser certains projets, mais ça ne change rien à notre production normale de biscuits et céréales. Au fil des années, notre entreprise a connu d'autres coups difficiles. Nous allons donc nous relever, comme nous l'avons toujours fait.»

M. Leclerc a d'ailleurs tenu à féliciter les pompiers pour leur travail. «Les pompiers n'ont pas été en mesure de sauver l'édifice, mais ils ont pu épargner des équipements de haute technologie, dont la valeur totale est évaluée à environ un million de dollars. Nous allons voir lundi (demain) lesquels pourront être transférés dans une bâtisse où j'espère pouvoir reprendre les activités de Leclerc Robotique le plus rapidement possible.»

M. Leclerc souhaite garder les activités de cette division dans le parc industriel de Saint-Augustin-de-Desmaures. «Nous allons voir s'il y a un édifice déjà disponible et prêt à accueillir nos activités. Ma priorité est de demeurer dans le parc industriel de Saint-Augustin-de-Desmaures.»




Deux soldats de Valcartier appréhendés

18 01 2009

( Matthieu Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - Deux soldats de la base militaire de Valcartier, qui doivent normalement partir en mission en Afghanistan au cours des prochains mois, se trouvent dans de beaux draps après avoir été appréhendés par la police de Québec, hier matin, pour des gestes distincts faits à Val-Bélair et dans la Haute-Saint-Charles.

L'action a débuté vers 4h15, quand une amie d'un militaire de 37 ans qui habite rue du Castor, dans le secteur Val-Bélair, a communiqué avec le 9-1-1 pour dire que ce soldat avait des tendances suicidaires et qu'il était possiblement armé.

Les policiers se sont alors rendus sur place, pour constater que l'individu de 37 ans, un caporal sur la base militaire de Valcartier, refusait de collaborer avec les forces de l'ordre.

«Comme il était possiblement armé, nous avons fait venir une équipe de négociateurs sur les lieux», indique Catherine Viel, de la police de Québec.

Plusieurs policiers munis d'armes de gros calibre et vêtus d'habits de camouflage ont aussi entouré la maison du suspect. Un périmètre de sécurité a été érigé, et au moins une maison a été évacuée. Des voisins se sont aussi fait interdire de sortir à l'extérieur.

«Après maintes négociations, l'individu a décidé de se rendre vers 10h15, en n'offrant aucune résistance», explique Mme Viel.

Plusieurs témoins de la scène ont expliqué au Soleil que le militaire de 37 ans était un homme sans histoire. Hier soir, un porte-parole de la police de Québec a confirmé au Soleil que ce militaire n'était plus détenu. Il pourrait avoir été transporté à l'hôpital afin d'y recevoir des soins.

État second

Pendant que des policiers étaient affairés dans la rue du Castor, un autre militaire se mettait, possiblement, les pieds dans les plats, rue du Golf, dans le secteur de la Haute-Saint-Charles. Cette fois-ci, c'est le soldat lui-même, François Desbiens, 21 ans, qui a appelé les policiers, vers 4h45, pour que sa petite amie soit expulsée de son appartement.

«À leur arrivée, les policiers se sont rendu compte que le militaire était dans un état second, qu'il avait consommé de l'alcool et fort probablement d'autres substances», explique Stéphane Labrecque, lieutenant à la police de Québec. «Le militaire invectivait notamment les policiers en leur disant que la police, c'est de la merde, et que les militaires, ce sont les meilleurs.»

«Et un peu plus tard, après que les policiers aient été en mesure de trouver un endroit pour la nuit pour la conjointe du militaire, le soldat aurait dit à un policier qu'il allait le tuer.»

Les policiers sur place ont alors tenté de procéder à l'arrestation du suspect, mais ils ont dû demander l'aide d'autres patrouilleurs, car le soldat offrait une puissante résistance.

Après plusieurs minutes d'effort, le militaire a été mis sous arrêt. «Il y avait un autre militaire dans le logement du suspect au moment de notre intervention, indique M. Labrecque. Nous lui avons expliqué qu'il devrait collaborer pour ne pas avoir de problème. Et c'est ce qu'il a fait.»

Comparution

Desbiens a comparu devant le juge Bernard Lemieux, hier matin, pour être accusé de voies de fait et de menaces de mort. La Couronne ne s'est pas opposée à sa remise en liberté, mais Desbiens a dû faire un engagement financier de 1000 $, sans dépôt, promettre qu'il ne boirait pas d'alcool ou ne consommerait pas de drogue et qu'il ne communiquerait pas avec sa petite amie.

À la demande du soldat, le juge Lemieux - qui s'est fait appeler «mon honneur» par le suspect à 14 reprises - a accepté de repousser la prochaine comparution de Desbiens, car ce dernier doit passer la fin du mois de janvier au Texas pour son entraînement en vue de sa mission en Afghanistan. Desbiens reviendra donc devant le tribunal le 9 février.

En fin d'après-midi, un porte-parole de la base militaire de Valcartier, Alex Maillé, a indiqué au Soleil que l'armée savait déjà que ses deux militaires avaient été arrêtés par la police de Québec.

«Ces deux soldats doivent normalement partir en mission en Afghanistan au cours des prochains mois, a-t-il souligné. Il s'agit pour eux de leur première mission là-bas. Il sera décidé plus tard s'ils iront quand même en mission en raison des derniers événements.»




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

18 01 2009

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le dimanche 18 janvier 2009

Aujourd'hui:

Nuageux. Neige et poudrerie débutant ce matin. Accumulation de 5 cm. Vents du nord-est de 30 km/h augmentant à 50 avec rafales à 70 en mi-journée. Maximum moins 14. Refroidissement éolien de moins 31.

Ce soir et cette nuit:

Neige intermittente et poudrerie. Accumulation de 5 cm. Vents du nord-est de 50 km/h avec rafales à 70 diminuant à 30 avec rafales à 50 ce soir puis devenant légers au cours de la nuit. Températures à la hausse pour atteindre moins 11 au cours de la nuit.

Lundi:

Faible neige intermittente cessant en fin de journée. Nuageux par la suite avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Maximum moins 9.

Mardi:

Alternance de soleil et de nuages avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 13. Maximum moins 10.

Mercredi:

Neige intermittente. Minimum moins 23. Maximum moins 13.

Jeudi:

Alternance de soleil et de nuages avec 70 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 13. Maximum moins 11.




Les Etats-Unis saluent le cessez-le-feu d'Israêl

18 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Les Etats-Unis ont salué samedi l'annonce par Israël de l'entrée en vigueur du cessez-le-feu unilatéral dans la bande de Gaza, après 22 jours de conflit, a indiqué la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice dans un communiqué.

«Les Etats-Unis saluent la fin des combats à Gaza annoncée par Israël et attendent que toutes les parties cessent immédiatement leurs attaques et les hostilités», a déclaré Mme Rice.

A trois jours du départ de l'administration Bush, elle réaffirmé le souhait des Etats-Unis de voir mis en place «un cessez-le-feu durable et respecté qui conduira à la stabilisation et à la normalisation de Gaza».

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a déclaré samedi, lors d'une annonce à la nation, qu'un cessez-le-feu commencerait à «02H00 locales (minuit GMT)», mais que les forces israéliennes resteraient dans la bande de Gaza et autour. Le conflit a fait plus de 1.200 morts palestiniens en 22 jours.

Selon un responsable israélien, Israël a décidé de cesser son offensive après avoir reçu des assurances américaines sur un arrêt de la contrebande d'armes vers le territoire palestinien.

Mme Rice a signé vendredi avec son homologue israélienne Tzipi Livni un accord bilatéral à cette fin mais leur homologue égyptien Ahmed Aboul Gheit, dont le pays a une frontière avec le territoire palestinien, a affirmé que Le Caire n'était pas «lié» par cet accord.

Mme Rice a également indiqué samedi que les Etats-Unis félicitaient l'Egypte pour «ses efforts» visant à obtenir un règlement du conflit. L'Egypte sera l'hôte dimanche d'un sommet international destiné à appeler à une trêve durable dans la bande de Gaza.

Les Etats-Unis restent par ailleurs «profondément inquiets concernant les les souffrance des Palestiniens innocents», a ajouté Mme Rice, précisant que les Etats-Unis étaient disposés à participer à un effort international pour améliorer l'aide humanitaire apportée sur place.




Gaza: entrée en vigueur du cessez-le-feu

18 01 2009

( Adel Zaanoun - Agence France-Presse - Gaza ) - Le cessez-le-feu unilatéral proclamé par Israël dans la bande de Gaza est entré en vigueur dimanche à 00H00 GMT, après 22 jours d'une guerre contre le Hamas qui a fait plus de 1 200 morts palestiniens.

Un porte-parole militaire a confirmé à l'AFP que l'armée israélienne cessait le feu, conformément à ce qu'avait annoncé samedi dans la soirée le Premier ministre Ehud Olmert.

«A 02h00 locales, nous cesserons le feu mais nous continuerons d'être déployés dans la bande de Gaza et autour», avait déclaré M. Olmert lors d'une annonce à la nation.

En réponse, le Hamas a promis de poursuivre le combat, affirmant qu'il n'accepterait pas la présence «d'un seul soldat» israélien sur le sol de Gaza. Huit roquettes palestiniennes ont été tirées après l'annonce par Israël de ce cessez le-feu mais avant son entrée en vigueur, a indiqué l'armée israélienne. Ces tirs n'ont fait aucun blessé, a-t-on précisé.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a revendiqué le tir de six roquettes «Grad» de moyenne portée contre le sud d'Israël, dans plusieurs communiqués.

Estimant qu'Israël avait «atteint ses objectifs et même au-delà», en ayant assené un coup «très sévère» au Hamas et en ayant rétabli la «capacité de dissuasion» de l'Etat hébreu, M. Olmert a averti que «si nos ennemis décident de nous attaquer, l'armée israélienne aura les coudées franches pour riposter».

«Si le Hamas arrête totalement ses attaques, nous jugerons à quel moment nous quitterons la bande de Gaza», a-t-il ajouté, laissant dans le flou un calendrier de retrait des militaires de ce territoire.

Israël reprendra l'offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza et même l'intensifiera «si nécessaire», a de son côté affirmé le ministre de la Défense Ehud Barak.

Peu avant l'annonce de M. Olmert, le cabinet de sécurité israélien avait voté à une majorité de 7 voix contre 2 et une abstention le cessez-le-feu unilatéral.

L'Autorité palestinienne a jugé que la décision israélienne n'était qu'un «premier pas» qui «devrait être suivi par un accord de trêve durable, la fin du bouclage de Gaza et le retrait des troupes» de ce territoire, selon le porte-parole de la présidence, Nabil Abou Roudeina, interrogé par téléphone.

Washington s'est félicité de l'annonce de ce cessez-le-feu tandis que la Grande-Bretagne a estimé qu'il allait causer «un immense soulagement». «Les Etats-Unis saluent la fin des combats à Gaza annoncée par Israël et attendent que toutes les parties cessent immédiatement leurs attaques et les hostilités», a déclaré la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.

Israël a décidé de cesser son offensive, la plus vaste et la plus meurtrière campagne militaire israélienne jamais lancée à Gaza, après avoir reçu des assurances américaines sur un arrêt de la contrebande d'armes vers le territoire palestinien, selon un responsable gouvernemental.

Mme Rice a signé vendredi avec son homologue israélienne Tzipi Livni un accord bilatéral à cette fin. M. Olmert a téléphoné samedi soir au président George W. Bush pour le remercier de son soutien.

Toutefois, le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit, dont le pays a une frontière avec le territoire palestinien, a affirmé que Le Caire n'était pas «lié» par cet accord.

Dans une lettre commune envoyée aux dirigeants israélien et égyptien, l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni se sont dits pour leur part prêts à contribuer à la lutte contre cette contrebande d'armes.

L'Egypte a de son côté annoncé la tenue d'un sommet en présence de chefs d'Etat et de gouvernement, en particulier d'Europe, ainsi que du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, dimanche à Charm el-Cheikh (Egypte).

L'Espagne, l'Italie, la Turquie ainsi que la Jordanie --représentée par le roi Abdallah II-- doivent participer.

Le président français, Nicolas Sarkozy, qui selon l'Elysée co-présidera le sommet avec son homologue égyptien, se rendra ensuite à Jérusalem pour s'entretenir avec le Premier ministre israélien. D'autres dirigeants sont également attendus en Israël.

Depuis le début du conflit le 27 décembre, l'Egypte a mené une médiation pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu négocié entre Israël et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis son coup de force de juin 2007 contre l'Autorité de M. Abbas.

L'un des principaux objectifs d'Israël pendant ses opérations a été de couper, en les bombardant, les tunnels de ravitaillement utilisés par le Hamas pour faire entrer des armes et des roquettes.

Selon un porte-parole militaire, l'armée de l'air a bombardé samedi une centaine de tunnels de contrebande entre l'Egypte et Gaza.

Sur le terrain, les attaques israéliennes se sont poursuivies samedi de manière sporadique faisant une dizaine de morts, dont deux frères de 5 et 7 ans tués dans un bombardement alors qu'ils étaient réfugiés dans une école de l'ONU à Beit Lahya (nord), selon des sources médicales et des témoins.

En trois semaines d'offensive, au moins 1.206 Palestiniens ont été tués, dont 410 enfants et 108 femmes, et plus de 5 300 blessés, selon les services d'urgence de Gaza. D'après le Centre palestinien des droits de l'Homme à Gaza, 65% des morts sont des civils.

Côté israélien, 10 militaires et trois civils ont péri durant la même période.

L'armée israélienne a évalué à plus de 500 le nombre de combattants du Hamas tués au cours de la guerre.

M. Olmert a présenté ses «regrets» pour le nombre élevé de victimes civiles chez les Palestiniens tout en rejetant la responsabilité sur le Hamas accusé d'avoir «pris en otage la population».




Secousse sismique dans le sud-ouest de la Chine

18 01 2009

( Le Monde.fr - Paris ) - Un tremblement de terre de magnitude 4,5, selon l'Institut de géophysique américain (USGS), a secoué samedi le sud-ouest de la Chine, sans faire de victimes mais provoquant des dégâts matériels.

La secousse a été enregistrée à 20H41 locales (12H41 GMT) et a frappé une zone située à la frontière entre les provinces du Yunnan et du Guizhou, selon l'USGS, précisant que l'hypocentre avait été localisé à 10 km de profondeur.

Le Guizhou Metropolitan News, un journal local, n'a fait état d'aucune victime mais a indiqué que des immeubles avaient été endommagés.

Une autre province du sud-ouest de la Chine, le Sichuan, avait été secouée le 12 mai dernier par un sésime de magnitude 8,0 qui avait rasé des villes entières, faisant plus de 87.000 morts et disparus.




L'Airbus tombé dans l'Hudson a heurté des oiseaux

18 01 2009

( Agence France-Presse - New York ) - Le commandant de bord de l'Airbus A320, contraint à un amerrissage dans l'Hudson à New York, a indiqué à la tour de contrôle que les réacteurs avaient heurté des oiseaux, ont annoncé samedi les enquêteurs, confirmant la thèse privilégiée jusqu'ici.

Le pilote, Chesley Sullenberger, a dit à la tour de contrôle: «Nous avons heurté des oiseaux. Les deux moteurs ont perdu leur puissance. Nous faisons demi-tour», a rapporté Kitty Higgins, du National Transport Safety Board (NTSB), l'organisme fédéral chargé de l'enquête sur l'accident, à l'issue des auditions des contrôleurs aériens présents au moment de l'accident.

«Le pare-brise du cockpit était littéralement couvert de grands oiseaux marron foncé», a précisé Chesley Sullenberger. «Simultanément, le co-pilote et moi même, avons entendu des grondements, puis senti l'impact, la puissance des moteurs a diminué et nous avons alors senti une odeur d'oiseaux brûlés», a-t-il ajouté.

A grande vitesse, les collisions avec des oiseaux provoquent des impacts destructeurs en particulier sur les ailettes --de fines lamelles de métal-- des moteurs à réaction.

Le choc s'est produit à environ 914 mètres d'altitude, alors que l'avion d'US Airways, qui venait de quitter l'aéroport new-yorkais de LaGuardia pour Charlotte (Caroline du nord), était en pleine ascension, a précisé Mme Higgins.

Selon elle, M. Sullenberger et les agents au sol ont alors discuté calmement des options permettant de poser l'avion, dont les moteurs marchaient encore partiellement.

«Le contrôleur a demandé si le pilote voulait atterrir à LaGuardia sur la piste 13 et le pilote a répondu: "Nous ne pouvons pas. Nous devons descendre dans l'Hudson"», a dit l'enquêtrice, ajoutant que le commandant avait également exclu de se diriger vers un autre aéroport.

Quand la tour de contrôle a «demandé au pilote sur quelle piste il voulait atterrir, il a répondu: "Nous allons le faire dans l'Hudson. Et ceci est la dernière communication de l'avion"», a poursuivi Mme Higgins.

Seulement cinq minutes se sont écoulées entre le décollage de l'avion et son amerrissage dans le fleuve, a-t-elle dit. Les manoeuvres effectuées de main de maître par le pilote, âgé de 57 ans, et la rapidité des opérations de sauvetage ont permis de sauver les 155 occupants du vol 1549 de l'US Airways.

Le sang-froid et l'habileté du pilote lui ont d'ailleurs valu les félicitations du président George W. Bush et de son successeur Barack Obama.

Amarré à un quai de New York, l'Airbus était toujours immergé dans l'Hudson samedi, les secours ayant du mal à dégager la carlingue des eaux partiellement glacées du fleuve. Initialement prévue à 10h00 locales, sa sortie de l'eau a été reportée de plusieurs heures, ont indiqué les autorités.

L'examen de l'avion à sec est crucial pour pouvoir confirmer les causes de l'accident. Les enquêteurs pourront également récupérer les boîtes noires, qui, situées dans la queue immergée de l'appareil, restent inaccessibles.

Les enquêteurs ont par ailleurs retrouvé samedi un des deux moteurs disparus de l'avion, accroché... sous l'aile de l'appareil. «Le moteur droit est toujours attaché à l'aile», a indiqué un porte-parole du NTSB, Peter Knudson. Le fait que l'aile soit complètement immergée pourrait expliquer pourquoi il n'avait pas été découvert auparavant.

Aidés par des sonars, des plongeurs poursuivaient leur recherches dans l'Hudson pour retrouver le deuxième réacteur.

Les enquêteurs avaient craint que les deux réacteurs ne se soient détachés et aient sombré dans les profondeurs du fleuve après l'amerrissage.




Obama «Le temps est venu de nous relever»

18 01 2009

( Stephen Collinson - La Presse ) - (Washington) - À trois jours de sa prestation de serment, Barack Obama est arrivé à Washington samedi soir, après un périple symbolique entamé en matinée à Philadelphie.

Comme il l'a fait à maintes reprises pendant la campagne électorale, le président désigné s'est inspiré d'Abraham Lincoln, qui a libéré les Noirs de l'esclavage en 1863. À l'instar du «grand émancipateur», il a franchi en train les 225 km qui séparent le berceau de l'indépendance américaine de la capitale.

En arrivant à la gare de Washington, peu avant 19 h, Barack Obama a terminé un périple de deux ans vers la Maison-Blanche. Il a aussi marqué le coup d'envoi des festivités entourant sa prise du pouvoir. Des dizaines de milliers de personnes ont bravé un mercure qui avoisinait les -15 oC pour acclamer celui qui deviendra, mardi, le 44e président des États-Unis.

Cet accueil triomphal contrastait avec les sévères mises en garde du futur président, qui a appelé les Américains à se retrousser les manches face à des défis colossaux. Le pays, a-t-il souligné, est dépendant du pétrole, il est aux prises avec une récession, deux guerres, et les changements climatiques. Obama s'attend à des «jours difficiles».

«Rarement dans notre histoire une génération a fait face à d'aussi importants défis», a-t-il déclaré devant des centaines de partisans réunis à la 30th Street Station, à Philadelphie.

Barack Obama a appelé les Américains à surmonter leurs préjugés, l'idéologie et l'étroitesse d'esprit. Autre clin d'oeil aux pères fondateurs, il les a carrément invités à adopter une «nouvelle Déclaration d'indépendance».

«Nos problèmes sont peut-être nouveaux, mais ce qu'il faut pour les surmonter ne l'est pas, a-t-il affirmé. Nous avons besoin de la même persévérance, du même idéalisme qui ont inspiré nos fondateurs.»

Accompagné de sa femme, Michelle, dont c'était le 45e anniversaire, et de ses filles, Malia et Sasha, le futur président a salué la foule avant de monter à bord du train. Il a voyagé dans un wagon privé construit en 1939 qui a déjà transporté les présidents George Bush père et Bill Clinton.

Le cortège a mis sept heures pour parcourir un trajet qui n'en prend d'ordinaire que deux. L'«Obama Express» s'est ébranlé peu après 11 h 30. Malgré le froid mordant, des centaines de personnes s'étaient massées le long de la voie ferrée pour saluer le passage du nouveau président, agitant des bannières étoilées tandis que le train prenait de la vitesse.

Vers midi, le convoi d'une dizaine de wagons, remplis de journalistes et de gardes du corps, a ralenti à Claymont, au Delaware, où a grandi le vice-président désigné, Joseph Biden. Obama est sorti à l'arrière du train pour saluer le millier de personnes qui l'attendaient.

Au cours d'un arrêt à Wilmington, où il a été accueilli par son vice-président, Obama a une fois de plus averti les électeurs que le pays est en crise et que le gouvernement devra trimer dur pour faire renaître un rêve américain « qui semble s'évaporer ». «Le temps est venu de nous relever une fois encore», a-t-il déclaré.

À Baltimore, plus de 26 000 personnes ont fait fi de la température pour entendre le président désigné dans un parc près de l'hôtel de ville. Le passage d'Obama dans la capitale du Maryland contrastait avec celui de son illustre prédécesseur dans les mêmes circonstances, 148 ans plus tôt : Abraham Lincoln était passé en secret, car on craignait qu'il soit assassiné.

Sécurité imposante

Le président désigné a été escorté par un imposant cortège de sécurité. Des corps policiers de 40 villes et États ont été mobilisés pour protéger Obama au sol. La garde côtière a patrouillé les cours d'eau et les autorités de l'aviation civile ont imposé de sévères restrictions au-dessus du tracé qu'a emprunté le futur président.

Près de deux millions de personnes sont attendues dans les rues de Washington, mardi, pour la cérémonie d'assermentation. Les autorités fermeront les ponts ainsi que des dizaines de rues du centre-ville.

Une kyrielle de célébrités prendront part aux célébrations. Même si les organisateurs ont récolté des millions en vendant les droits de télédiffusion, la fête pourrait coûter jusqu'à 150 millions, selon certaines estimations. Ce sera l'intronisation la plus coûteuse de l'histoire des États-Unis. .